Terres Inconnue


Points de vue

De l'usage de l'éléphant

Edvard Munch Eken Oak

Le monde animal nous offre de multiples inspirations pour décrire métaphoriquement les humains et donner des conseils avisés. L’éléphant y trouve une place toute particulière.

Par exemple face à un éléphant blanc, autrement dit un projet inutile et cher qui pèse à tout le monde, accepte que sortir de la situation prendra du temps et de l’argent.

Quand une tâche te paraît insurmontable, que tu as l’impression d’avoir à « manger l’éléphant tout entier », tente de le manger en morceaux : un premier, puis un deuxième, et ainsi de suite, pour en venir à bout.

Cela dit, pour savoir ce que tu manges, ouvre grand les yeux ! Car un éléphant entouré de six personnes les yeux bandés peut être perçu de bien des manières : le premier, près du pied « c’est un arbre ! », le second, sur le côté « c’est un mur ! », le troisième, devant la trompe « mais non c’est un serpent ! », le quatrième, touchant la queue « un balai, je vous le dis ! », le cinquième, caressant la défense « une rampe d’escalier, c’est sûr ! », et le sixième, effleuré par l’oreille « que dites-vous, cet éventail est si rafraichissant ! ».

Oui, l’éléphant, vu de trop près, peut être inconfortable, et comme le dit le proverbe « Si tu vois tout en gris, déplace l’éléphant… ou change de place !». Alors prends du recul et observe ce qu’il y a autour pour sortir de cette drôle d’impasse.

Et lorsque l’éléphant est dans la pièce que se passe-t-il ? Personne n’en parle, mais tout le monde sait qu’il est là. Et pourtant cet « éléphant » incontournable, une fois nommé sans animosité, sort de la pièce tranquillement !

Alors, l’éléphant devient ton ami, et tu peux enfin danser dessus !

 

Eken, Oak, Edvard Munch (1863-1944)



En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies.