L'importance du regard périphérique

David Hockney (1937- )

La vue, sens le plus développé chez l’humain et valorisé dans nos sociétés occidentales est utilisé majoritairement pour se centrer sur l’objectif.

Or, la vision périphérique est un extraordinaire outil d’ouverture. La périphérie contient au moins autant d’informations que le centre. Elle capte les mouvements dont nous sommes difficilement conscients sans un entrainement poussé.

Nous pouvons faire cette expérience, en forêt ou devant un paysage de campagne, là où le mouvement se ralentit : fixer un point central et laisser son regard dans le vague. Porter son attention sur ce qu’il se passe autour et voir d’innombrables détails s’animer, se révéler.

Cette ouverture, ce regard périphérique, sont devenus vitaux pour nos organisations dans ce nouveau contexte de « polycrise » : percevoir les signaux faibles de l’environnement, annonciateurs de bouleversements devient un facteur de survie autant que d’épanouissement.

Quelle place donnons-nous à notre propre vision périphérique ?

Comment nous arrêter pour détourner notre attention du centre hyperactif vers les bordures discrètes ?

Comment laisser ces voix discrètes de nos écosystèmes nous dire les choses essentielles qui émergent ?

Comment aider nos équipes et nos organisations à développer cette ouverture, indispensable à l’adaptabilité et à l’innovation ?

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